La Cité de la biotechnologie et de la santé du Montréal métropolitain soulignait récemment ses 10 ans d’existence par un symposium international. L’événement a réuni près de 400 personnes au campus Laval de l’Université de Montréal. Pendant deux jours, des chercheurs et des experts ont échangé sur les dernières avancées scientifiques, mais également sur les stratégies d’affaires et le financement des entreprises.
La particularité de la Cité de la Biotech est en effet de réunir à la fois des scientifiques et des investisseurs. «Une collaboration réussie entre la recherche, le milieu universitaire, l’industrie et le monde des affaires», précise Pierre Desroches, président du conseil d’administration de l’organisation.
Le parc scientifique et de hautes technologies est né de l’union de la technopole de Laval — un regroupement d’entreprises et de centres de recherche axé sur le développement économique et technologique de la ville — et de l’Institut Armand-Frappier. L’influence et l’héritage du microbiologiste sont encore omniprésents dans le milieu de la recherche lavalloise, a tenu à souligner Pierre Talbot, coprésident du symposium et chercheur à l’Institut qui porte le nom du célèbre médecin.
Aujourd’hui, plus de 80 entreprises, œuvrant dans le secteur des sciences de la vie, se sont implantées sur le site de la Cité. En avril dernier, Valeant Pharmaceuticals International annonçait le déménagement de son siège social à Laval devenant ainsi la première multinationale pharmaceutique à implanter son centre de décision mondial au Québec. Elle souhaite y créer un centre d’excellence dans le domaine des cosméceutiques, des produits se situant à la frontière entre la cosmétologie traditionnelle et la pharmacologie, et perçus par certains comme une alternative à la chirurgie esthétique.
Sanofi s'installe à Laval
À la veille du congrès, une autre bonne nouvelle est tombée: la multinationale française spécialisée en pharmaceutique Sanofi Canada construira aussi son nouveau siège social au cœur même de la Cité. «Notre objectif est de créer, dans les 10 prochaines années, des centres d’excellence, de continuer à miser sur la recherche et d’installer de nouvelles entreprises», précise Samir Mounir, coprésident de l’événement et directeur de la Cité. Au rang des plus belles réussites de la Cité, il cite la mise au point de la trithérapie contre le VIH par l’entreprise BioChem Pharma, devenue depuis la propriété de Vertex.
L’étude des maladies infectieuses est l’apanage de la Cité de la Biotech. Et pour marquer le coup en ce dixième anniversaire, l’expert international en virologie hépatique, Michael Houghton, a été invité à titre de conférencier vedette. Le titulaire de la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la virologie de l'Université de l’Alberta est en lice pour le prochain Prix Nobel pour ses travaux sur l’hépatite C. Il a été aussi le premier chercheur à cloner le virus, ce qui lui a notamment permis d’élaborer des tests aujourd’hui utilisés de par le monde.
Près de 44 % de tous les investissements industriels lavallois sont réalisés dans le secteur des sciences de la vie. Est-il difficile d’attirer de nouveaux scientifiques? Samir Mounir répond par la négative: «C’est très simple au contraire. Aujourd’hui, l’industrie emploie près de 80 % des chercheurs. Et avec le symposium, nous démontrons que nous faisons de la bonne recherche et avons de nombreuses opportunités.» Le directeur souhaite ainsi séduire les jeunes chercheurs afin que la Cité de la Biotech garde le cap de l’innovation.
Par Priscilla Reig – Agence Science-Presse
14 mai 2012
23 mai -
Canot, kayak, rabaska, géocaching, parcours d'orientation, pêche, randonnées, observation de la faune et de la flore et autres découvertes, dans le cadre du "grand jeu des voyageurs".
Une expérience de plein air à deux pas de chez vous, dans un environnement sécuritaire, animée par des moniteurs brevetés. Pour les jeunes de 8 à 13 ans, du 25 juin au 24 août 2012.
Vous avez des questions ? Participez à notre soirée d'information, le mercredi 23 mai 2012 à 19 h 00, au Centre d'interprétation du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles.
25 juin au 24 août -
Canot, kayak, rabaska, géocaching, parcours d'orientation, pêche, randonnées, observation de la faune et de la flore et autres découvertes dans le cadre du "grand jeu des voyageurs".
Une expérience de plein air à deux pas de chez vous, dans un environnement sécuritaire, animée par des moniteurs brevetés. Pour les jeunes de 8 à 13 ans, du 25 juin au 24 août 2012.
Des travaux ou des pics de consommation d’eau potable peuvent faire baisser la pression du réseau de distribution de l’eau. Pour en mesurer l’impact et étudier les risques de contamination, le Centre de recherche, développement et validation des technologies et procédés de traitement des eaux de l'École polytechnique (CREDEAU) s’associe à la Ville de Laval.
Source de la nouvelle : La Presse
Christiane Ayotte dirige le seul laboratoire de contrôle du dopage au Canada reconnu par l’Agence mondiale antidopage (AMA).
C’est en 1976 qu’est mis sur pied le labo, juste avant les Jeux olympiques de Montréal. D’abord associée de recherche, la chercheuse diplômée en chimie est aujourd’hui à la tête du deuxième laboratoire mondial en termes de volume d’échantillons analysés. Son combat contre le dopage a débuté il y a plus de 30 ans. Bilan à quatre mois des JO de Londres.
La bataille contre le dopage a-t-elle beaucoup changé en trois décennies?
oui, elle est devenue plus cohérente. Au début des années 80, 25 000 tests étaient réalisés chaque année dans le monde, contre près de 270 000 aujourd’hui. Les athlètes sont aussi maintenant contrôlés en dehors des compétitions sportives. Les tests sont moins perçus comme une intrusion dans la vie privée. La plupart des sportifs consentent à s’y plier à condition qu’ils soient justes et équitables.
Tous les sports sont-ils concernés?
Aucun sport n’est épargné, mais certaines disciplines sportives sont particulièrement éprouvées. C’est le cas du cyclisme professionnel, dans lequel il y a une sous-culture du dopage. Le ski de fond ou la gymnastique sont notamment touchés. Des petites filles prennent des médicaments pour maigrir, ce qui peut avoir de graves conséquences sur leur santé. Dans certains pays, la pression politique est aussi très forte : il y a une satisfaction quasi déraisonnable accordée aux performances des athlètes.
Les produits dopants consommés ont-ils changé?
L’arsenal de base n’a pas disparu. Je pense au stanozolol, ces fameux stéroïdes anabolisants utilisés par le Canadien Ben Johnson pour développer la force musculaire. Des diurétiques sont pris par les athlètes qui doivent se maintenir dans une catégorie de poids. Pour faciliter la récupération, de petites doses de testostérone sont aussi utilisées. Des stimulants permettent de combattre la fatigue pour peut-être gagner le millième de seconde manquant… L’arsenal ne fait qu’augmenter. Des cocktails dopants sont souvent consommés, parfois jusqu’à six mois avant une épreuve sportive.
C’est un jeu du chat et de la souris alors?
Absolument. Les athlètes dopés s’adaptent à l’évolution des méthodes de dépistage. Par exemple, la technologie pour détecter les anabolisants est aujourd’hui mille fois plus raffinée que dans les années 80. Certaines traces de produits dopants peuvent rester dans les urines longtemps. D’autres, comme l’EPO ou les hormones de croissance, disparaissent en moins de 24 heures. Il faut généraliser les tests tout au long de la carrière de l’athlète.
Le dopage, la faute à qui selon vous?
À la société dans laquelle on vit. Les citoyens adoptent en majorité des conduites dopantes. Pour perdre 20 livres, surmonter un deuil ou sa gêne, il y a toujours un médicament. Les athlètes, qui sont nos filles et nos fils, ont les mêmes comportements. Je ne dirai pas pour autant que tous les athlètes se dopent. Et ceux qui le font se sentent souvent extrêmement coupables. Cependant, les vraies victimes du dopage sont les athlètes honnêtes qui sont exclus des premières places des podiums.
Quel rôle jouerez-vous aux Jeux olympiques de Londres cet été?
Je serai à Londres en tant qu’expert pour le Comité international olympique. En cas de contrôle positif, j’assurerai une deuxième révision rapide. Pour plus de 10 500 athlètes, près de 5 000 tests sanguins et d’urine seront réalisés en moins d’un mois. La lutte antidopage est efficace si elle est imprévisible, la stratégie sera décidée à la dernière minute.
Par Priscilla Reig – Agence Science-Presse
Photo: INRS
Le grand scientifique a été intronisé, le 21 mars dernier, au Temple de la renommée médicale canadienne, à Toronto. Cette intronisation constitue un hommage posthume à ce pionnier de la vaccination au Québec.
Source de la nouvelle : Centre INRS-Institut Armand-Frappier
Photo: Musée Armand-Frappier
Adopter de saines habitudes alimentaires oui, mais comment être sûr de prendre les bonnes décisions? Pour débusquer les mythes alimentaires les plus populaires - le thème du mois de la nutrition, souligné le mois dernier - la nutritionniste clinicienne Nathalie Roy, aussi coordonnatrice de la Clinique universitaire de nutrition NUTRIUM de l’Université de Montréal, a donné une conférence au campus Laval. Compte-rendu.
« Les fausses croyances ont la vie dure. Je souhaite aiguiser votre sens critique à l’égard de l’information sur l’alimentation et la nutrition », commence la diététicienne. Pendant deux heures, elle demandera au public son avis sur certaines légendes urbaines pour donner ensuite une réponse éclairée.
« Certains aliments comme le pamplemousse, le chou et le céleri aident à perdre du poids?, interroge-t-elle d’abord. Avis mitigé dans la salle. Le poids est une question de mathématique, explique la professionnelle. C’est l’addition de ce que vous avez consommé, rapportée à votre dépense énergétique quotidienne. »
Mauvaise nouvelle : aucun aliment ne brûle les gras ou ne fait maigrir plus rapidement... Pas même le jus d’un citron dans un verre d’eau. Avec le succès non démenti depuis les années 1950 du régime méditerranéen, l’huile d’olive a la côte. Et avec elle, l’idée qu’elle ne ferait pas engraisser. « Non, du gras, c’est du gras », coupe court Amélie Roy. Une cuillerée à soupe d’huile d’olive correspond à dix grammes de gras et 90 kilocalories. Soit autant de kilocalories qu’une cuillerée de margarine ou de beurre. Et l’équivalent de deux pommes.
Parce que baisser sa consommation de sel réduirait de façon importante le risque d’accident vasculaire cérébral, l’Organisation mondiale de la santé recommande une quantité de cinq grammes de sel par jour. « Le sel de Camargue, le sel de mer ou la fleur de sel sont-ils alors des alternatives pour réduire l’apport en sodium? », lance cette fois la nutritionniste. La réponse est non. Il y a la même quantité de sodium par cuillerée à thé, à l’exception des sels sans sodium. Des sels qui contiennent à l’inverse beaucoup de potassium. Elle précise : « Le sel ajouté à table n’est pas un souci pour la majorité des gens. Par contre, 77 % de l’apport en sodium provient des aliments préemballés ou servis dans les chaînes de restauration rapide. »
D’autres mythes seront passés en revue. Manger après 19 heures ne fait pas grossir : le corps humain utilise les calories de la même manière toute la journée. Pour éviter les « rages alimentaires », Amélie Roy conseille de bien choisir ses collations entre les repas. Une pomme peut-être associée à du fromage ou quelques noix. Mais attention, une demie-tasse de noix équivaut à six pommes.
Privilégier les aliments faibles en gras n’est pas forcément une bonne idée, car du sucre est souvent ajouté pour compenser. Mieux vaut bien lire le tableau de valeur nutritive sur les étiquettes et comparer.
Quel est alors le secret d’une saine alimentation? Sans aucun doute une alimentation variée, de tout en petites quantités, conclut la spécialiste.
Par Priscilla Reig – Agence Science-Presse (www.sciencepresse.qc.ca)
25 juin au 24 août -
Le Musée Armand-Frappier invite les jeunes de 7 à 15 ans à revêtir gants et sarrau à l’occasion de ses camps scientifiques estivaux, qui permettent une initiation unique aux sciences de la vie. Quatre programmes de camps de jour sont offerts, permettant d’explorer tout en s’amusant, la microbiologie, les biotechnologies, l’environnement et la santé humaine. Des expériences fascinantes attendent les scientifiques en herbe!
L’entreprise de biotechnologies Genia Photonics développe des lasers à fibre optique pour identifier les molécules. En salle d’opération, ce laser permettrait d’éviter une biopsie. Sur le terrain, il pourrait aussi détecter des explosifs à distance, une application qui intéresse le département de la sécurité américaine. (Source: La Presse)
Protéger l’archipel Saint-François et y empêcher tout développement urbain. C’est la bataille que poursuit l’association Sauvons nos trois grandes îles.
La publication, en septembre dernier, d’une étude démontrant la haute valeur écologique de ces îles, vient renforcer la position de l’association qui voit dans cet archipel le potentiel d’un parc-nature. «On les appelle le joyau de la rivière des Mille-Îles», commence Anaïs Boutin, biologiste à Éco-Nature.
Les îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre se situent entre Laval et Terrebonne, à l’ouest de l’autoroute 25. Elles font près de 200 hectares, soit autant que la superficie du parc du Mont-Royal.Le site est l’une des dernières grandes superficies naturelles de la rivière des Mille-Îles. Pas moins de 245 espèces végétales et 226 espèces animales y ont été observées. «La grande valeur écologique des îles n’est plus à démontrer», continue celle qui a dirigé l’étude écologique.
Selon les auteurs de l’étude, en raison de la situation précaire de nombreuses espèces et des pressions grandissantes sur l'habitat, il apparaît capital d'assurer la protection de ces habitats le plus rapidement possible. Des espèces vulnérables et menacées, telles la tortue géographique dont le seul site d’hibernation confirmé au Québec se trouve sur l’Île Saint-Joseph et l’aigle royal, y ont été observées. L’Île aux Vaches recèle aussi la plus vaste érablière à érables noirs du Québec.
Des îles au statut précaire
Depuis son dézonage en 1989, l’archipel Saint-François, qui appartient aujourd’hui à deux promoteurs et à quelques propriétaires qui y résident, suscite l’intérêt de sociétés immobilières.
Déjà en 2002, une filiale de la firme Monit avait proposé qu’un lotissement de plus de 1 000 maisons soit construit sur l’île aux Vaches. C’est en réaction à ces spéculations que l’association Sauvons nos trois grandes îles (STGI) avait été fondée en 2008.
Une pétition en appui au projet de conservation présenté par l’association avait aussi été lancée la même année. Déposée en mai 2010 à l’Assemblée nationale, cette pétition a recueilli plus de 41 000 signatures. «Nous aimerions créer un parc de conservation dont les berges seraient accessibles à la population. Et comme dans un parc-nature, certains endroits seraient interdits au public pour protéger la faune et la flore», explique Huguette Larochelle, présidente du STGI, qui se bat depuis plus de 20 ans pour que ces îles soient protégées.
Une décision officielle quant à l’avenir des îles a été rendue en février dernier : le gouvernement québécois met en réserve, pour une période de deux ans, les îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre en vue de leur conservation. La militante se dit satisfaite, même si elle reste tout de même inquiète.
Le gouvernement négociera avec les propriétaires actuels l’acquisition de ce territoire. La mise en réserve est renouvelable pour deux années supplémentaires.
Par Priscilla Reig – Agence Science-Presse
Photo principale: Jean Vaillancourt- Parc des la Rivière-des-Milles-Îles
Photo secondaire: Steeve Miousse- Parc des la Rivière-des-Milles-Îles
L’expert en reconnaissance de drogues apporte un complément scientifique afin de détecter les conducteurs aux facultés affaiblies par la consommation de drogue. Cet « agent évaluateur » fournit un soutien aux patrouilleurs en intervention sur les routes. (Source: Courrier Laval)
Le remblayage des marécages menace les derniers milieux humides lavallois. De nouvelles autorisations ont été accordées à des promoteurs immobiliers par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Le Conseil régional de l’environnement de Laval tire la sonnette d’alarme. (Source: Le Devoir)
Depuis le 21 février, les Lavallois traités par radiothérapie n’ont plus besoin de quitter leur île.
Ces patients atteints d’un cancer sont accueillis dans l’enceinte du nouveau Centre intégré de cancérologie de Laval (CICL), où ils bénéficiaient déjà des services de diagnostics, d’investigation, de chirurgie et de chimiothérapie.
Un net avantage pour les résidents de la région. «Certains Lavallois ont déjà refusé la radiothérapie car ils ne souhaitaient pas se déplacer chaque jour à Montréal. Les temps de trajets fatiguaient les patients», précise le chef du département de radio-oncologie de Laval, Marie-Andrée Fortin.
Les Lavallois ne seront pas les seuls à se rendre au CICL, implanté au sud de l’urgence de la Cité-de-la-Santé. L’établissement a aussi une vocation régionale et traitera des patients venus de Lanaudière ou des Laurentides.
Ce centre de radiothérapie est le douzième au Québec, mais il est le premier à être implanté dans la couronne nord de Montréal. De taille moyenne dans la province, il est considéré comme un grand centre en Amérique du Nord. «Pour l’élaborer et sélectionner les appareils, plusieurs centres ont été visités. Nous avons choisi les points positifs de chacun d’entre eux», précise Marie-Andrée Fortin.
Un démarrage progressif
Avant la mise en service des appareils, un travail de calibrage et de rodage a été nécessaire pendant plusieurs mois.
Le matériel à la fine pointe de la technologie comprend deux accélérateurs linéaires pour irradier les tumeurs (deux autres appareils seront mis en service l’année prochaine), deux scanners de planification pour cibler la zone à traiter et une salle de curiethérapie à haut débit, dans laquelle une forte dose de rayonnement est administrée.
Le démarrage des activités se fait progressivement. Le CICL prévoit accueillir cette année près de 900 patients dans le service de radio-oncologie, pour un total de 15 000 traitements.
À pleine capacité, 1700 patients pourraient être traités dès l’an prochain. Une cinquantaine d’employés, dont cinq radio-oncologues, sept physiciens et 22 technologues y travaillent.
Dans un contexte psychologique où le patient est fragilisé, répondre à ses besoins sous un même toit était une réelle nécessité. «Sa vie est facilitée, ce qui est plus rassurant pour lui. Il est ainsi mieux armé pour combattre la maladie», conclut la radio-oncologue.
Pour en savoir plus: CSSS Laval
Par Priscilla Reig – Agence Science-Presse
Photo CSSS Laval
Comment repérer les étudiants ou les employés du Collège Montmorency qui sont vulnérables et comment intervenir auprès d’eux? Une trentaine de vigies bénévoles, appelées « sentinelles », ont été recrutées et formées au sein du personnel de l’établissement dans le cadre de l’initiative Parce que nous embrassons la vie! lancée le mois dernier pour souligner la semaine nationale de prévention du suicide. (Source: Collège Montmorency)
Des milliers de patients atteints d’une leucémie meurent chaque année après avoir attendu en vain une greffe de moelle osseuse. Krista Heinomen, professeure au Centre INRS-Institut Armand Frappier, vise à travers ses recherches sur les cellules souches à augmenter le nombre de greffes réussies. (Source: Planète INRS)
Comment et pourquoi certains hommes sont-ils infertiles? C’est la question à laquelle Daniel Cyr tente de répondre depuis 15 ans. Ce professeur, installé à l’INRS-Institut Armand-Frappier, est aujourd’hui sur des pistes qui redonnent de l’espoir aux couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants. (Source: Planète INRS)
Le trottibus est une nouvelle forme de transport scolaire actif. Les écoles Saint-Julien, Des Cardinaux et Père-Vimont participeront à l’opération, parrainée par la Société canadienne du cancer, à compter du mois d’avril. Des bénévoles accompagneront un petit groupe d’enfants selon un trajet établi avec des arrêts déterminés. (Source: Courriel Laval)
L’économie lavalloise est à l’avant-garde en matière d’innovation : biotechnologies, technologies de l’information et des communications, industrie, agriculture et récréotourisme. Les sociétés qui font preuve d’originalité sont nombreuses et la collaboration entre les entreprises et les universités est l’une des clés de cette percée. Gros plan sur la recette du succès. (source: La Presse)
La compagnie pharmaceutique Vertex, implantée depuis quelques années à Laval, concentre dorénavant ses recherches sur les facteurs génétiques liés aux maladies inflammatoires de l’intestin comme la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn, dans l'espoir de mieux les comprendre. (source: Courrier Laval)
L’avenir des trois grandes îles de la Rivière-des-Mille-Îles, le futur du bois de l’Équerre, ou l’établissement de zones franches, autant de débats environnementaux qui ont fait l’actualité en 2011. Et qui se seront encore à suivre cette année. (Source: Courriel Laval).
Photo: Jean Vaillancourt
La bière, le shampoing ou le chocolat, à chaque liquide sa viscosité. Mais comment l’évalu
er avant la mise en marché de ces produits? Vionec Technologies a créé une machine qui permet de mesurer en temps réel la viscosité de tous ces liquides. (source: La Presse)
En plus d’être le cancer le plus fréquent chez les femmes au Canada, le cancer du sein est aussi le plus meurtrier, après celui des poumons. Isabelle Plante, chercheuse depuis tout récemment au Centre INRS-Institut Armand-Frappier, en a fait son cheval de bataille.
«Le cancer du sein consiste en plusieurs maladies. Il existe au moins cinq classifications et autant de spécialités. Peu de chercheurs s’étaient encore intéressés à l’impact des polluants environnementaux sur le développement des glandes mammaires et des tumeurs.» Cette spécialisation est devenue son credo.
Parmi ces polluants, les pesticides, le bisphénol A et les phtalates, souvent retrouvés dans les cosmétiques et jouets. Ils agissent à la manière des hormones naturelles et peuvent entraîner des conséquences sur la santé des gens qui les absorbent. D’où leur appellation plus générale de perturbateurs endocriniens.
Ses travaux n’en sont encore pour l’instant qu’à leurs débuts. Assistée d’une technicienne en laboratoire et bientôt de trois étudiantes, elle espère qu’ils pourront ouvrir la voie à de nouveaux traitements. Même si elle sait que la route est longue, pavée de petites victoires et de déceptions au gré des résultats obtenus en laboratoire, la jeune femme ne se décourage pas. «La persévérance est la plus grande qualité d’un chercheur. Il faut aimer relever des défis et surtout avoir la passion.»
Une carrière exigeante
Après un baccalauréat en biologie à l’Université de Laval, la chercheuse a obtenu sa maîtrise et son doctorat à l’INRS de Pointe-Claire. S’en est suivi un stage postdoctoral de cinq ans à l’University of Western Ontario. Depuis août dernier, c’est en famille qu’elle est revenue à Laval. Son métier est-il conciliable avec une vie personnelle épanouie? «Il faut trouver son équilibre, avance-t-elle. Et d’ajouter : c’est moins facile pour les femmes, car il y a des sacrifices à faire, des compromis.» Ses journées se bâtissent à raison de dix heures par jour passées dans l’aile la plus récente du Pavillon de la recherche et de la formation (PRF). Et le soir venu, elle retrouve son conjoint et sa fillette âgée d’un an.
Isabelle Plante ne veut pas non plus oublier pour qui elle travaille. Bénévole à la Société canadienne du cancer, elle est porte-parole du relai pour la vie de Laval, où elle rencontre des survivantes de la maladie. À qui elle présente la question qui la hante : les polluants favorisent-ils le cancer du sein?
Pour en savoir plus: INRS
Par Priscilla Reig – Agence Science Presse
Photo: Christian Fleury
Depuis peu lavalloise, la chercheuse Isabelle Plante souhaite percer le mystère des glandes mammaires dans son tout nouveau laboratoire. Et par là même, découvrir comment apparaît et progresse le cancer du sein. (source: Webzine, le magazine en ligne de l'INRS)
Une trentaine de locataires de la résidence Louise-Vachon pourront emménager dans de nouvelles installations adaptées. Le centre de réadaptation en déficience intellectuelle Normand-Laramée transformera bientôt l’établissement en condos spécialisés pour accueillir ces personnes nécessitant des soins permanents. (Source: L'Écho de Laval)
Chimie, biologie, mathématiques et physique. Pour avoir brillé dans ces matières scientifiques, 31 élèves de 5e secondaire ont récemment eu droit à une véritable soirée de gala. Classés parmi les meilleurs lors des concours scientifiques Montmorency, organisés dans le cadre de la Quinzaine des sciences du Collège, ces jeunes élèves voyaient leurs efforts récompensés.
« Le 1er prix du concours de mathématiques est attribué à… Yu Fan Lu, de l’école secondaire Saint-Luc ». À l’appel de son nom, le jeune lauréat est monté sur scène recevoir les félicitations du public. Il allait remporter quelques minutes plus tard un second prix, la meilleure place en physique. « Une première » de mémoire de professeurs.
Près de 400 élèves, provenant de 22 écoles de Laval et des environs, ont participé à la 13e édition de ces concours. La présidente d’honneur, Rosemonde Mandeville, chercheuse en microbiologie, a tenu elle aussi à encourager les lauréats. « Si vous avez la passion de chercher et de trouver, rendez cette passion contagieuse! » Elle espère que le succès remporté les incitera à poursuivre une carrière scientifique. Et qu’ensuite, à leur tour, ils communiqueront ce qui les anime.
« Démontrer que le monde de la science est accessible », c’est aussi le souhait de la directrice générale du collège Montmorency, Denyse Blanchet. L’objectif derrière ces concours : démystifier le métier de chercheur et présenter le monde de possibilités offert en sciences afin de susciter des vocations. « Nous avons besoin de scientifiques, a-t-elle déclaré. Des hommes et des femmes à même de relever les grands défis du 21e siècle ».
Au cours de la soirée, lauréats et parents ont entendu le témoignage de différents professionnels de la science. Élève au collège Beaubois, Jean-Philippe Manoliadis, gagnant du 2e prix en biologie, se dit inspiré par une carrière en sciences. « J’aime me poser des questions et comprendre ». C’est aussi cette matière qui intéresse Fanny Autin, lauréate du 4e prix au concours de biologie, élève à l’école d’éducation internationale. Elle espère devenir médecin.
À l’automne, la 9e édition de la Quinzaine des sciences au collège Montmorency se mettra en branle. Le thème n’a pas encore été dévoilé. L’an dernier, la Quinzaine avait été placée sous le signe de « L’énergie sous toutes ses formes ». En 2012, des cafés scientifiques, des conférences, des expositions, des films-débats et les concours seront au menu. De plus, l’établissement accueillera le Forum international Science et société. Cégépiens et chercheurs de toutes disciplines seront alors réunis le temps d’une fin de semaine pour discuter ensemble des enjeux scientifiques auxquels fait face la société de demain.
Par Priscilla Reig – Agence Science-Presse
Photo par Ludik Photographie
Les lauréats premiers prix des 13e Concours scientifiques Montmorency : Jia Qi Wei, Yu Fan Lu et Eugénie Matthey-Jonais (de gauche à droite)
Depuis février, les patients lavallois traités par radiothérapie n’ont plus à quitter leur île. Le nouveau Centre intégré de cancérologie — le premier centre de cancérologie à être implanté dans la couronne nord de Montréal – prévoit effectuer plus de 1700 traitements en radio-oncologie dès cette année. (source: La Presse)
Un bâtisseur a récemment reçu le prix Innovation 2011 pour une maison construite à Rimouski, mais conçue à Laval. Jean-Marc Boudreau a été récompensé par l'Association de la construction du Québec (ACQ) pour son utilisation de nouvelles technologies durables dans la construction de cette maison à armatures d’acier (source: La Presse).
Pour augmenter le volume de matières recyclées sur son territoire, la ville de Laval distribuera gratuitement dès le mois d’avril des bacs verts à plus de 2 500 entreprises (source: L'Écho de Laval).
Jusqu’à six joueurs peuvent prendre le départ. Au gré des réponses aux questions, des défis et des cartes chance, le gagnant sera consacré « meilleur écocitoyen ».
Zoom sur Lavalopolis, ce jeu de connaissances lancé l’année dernière par le Forum jeunesse Laval dont le nombre de jeunes adeptes ne cesse d’augmenter.
L’objectif du jeu est double : donner envie aux enfants et aux adolescents de découvrir leur environnement pour qu’ils le protègent par la suite. « Parce qu’on ne naît pas citoyen, on le devient en connaissant son milieu et en s’impliquant », explique Caroline Simard, agente de développement au Forum jeunesse.
De fait, le « polis », dans le nom Lavalopolis, vient du grec ancien et désigne la cité État, c’est-à-dire une communauté de citoyens libres et autonomes. Le jeu contient plus d’une centaine de questions sur les thèmes de la santé, de l’environnement, des transports en commun, de l’histoire ou du patrimoine.
Près de 40 % sont de nature scientifique. « Il a fallu près d’un an et demi de consultations pour écrire et valider ces questions », précise Caroline Simard, agente de développement au Forum jeunesse.
Les différents acteurs scientifiques lavallois cités dans le jeu ont d’ailleurs été consultés pour la formulation des questions : le musée Armand-Frappier, le Centre d’interprétation de l’eau ou encore le Cosmodôme.
Le jeu Lavalopolis fait aussi place à la discussion. « De nombreux jeunes sont surpris par exemple d’apprendre que Laval est une île, ou encore que ce n’est pas le fleuve Saint-Laurent qui entoure la ville », explique l’agente de développement.
Après y avoir joué et en avoir appris un peu plus sur leur milieu, les jeunes auront peut-être le goût de s’impliquer, espère Caroline Simard. Avec de petits gestes simples au quotidien, comme gérer sa consommation d’eau, trier ses déchets ou participer au nettoyage des berges.
Le Forum jeunesse Laval a offert l’an dernier une cinquantaine de formations pour coordonner la première utilisation. Il y en a autant prévues cette année pour ce jeu proposé gratuitement aux groupes scolaires et aux organismes jeunesse.
Une nouvelle banque de questions pourrait aussi bientôt être lancée.
Pour en savoir plus :Forum Jeunesse Laval
Par Priscilla Reig– Agence Science-Presse
Photo: Alarie Photo
Après les barils de récupération de pluie ou les bacs à compostage, la Ville choisit de subventionner l’utilisation d’un autre produit sain pour l’environnement : les couches réutilisables. Un remboursement sera alloué aux parents à partir de 2012 grâce à ce nouveau programme écologique. (source: Le Courrier Laval)
Près de 50 % des terres agricoles lavalloises ne sont plus la propriété des agriculteurs et horticulteurs. Plusieurs organisations, issues du milieu agricole et environnemental, interpellent le gouvernement du Québec afin obtenir d’urgence un gel de 20 ans du territoire agricole (source: Conseil régional de l'environnement de Laval).
Chercheur et professeur au Centre INRS-Institut Armand-Frappier, Philippe Constant a constaté que des bactéries présentes dans le sol absorbaient l’hydrogène qui s’y trouvait. Cette découverte ouvre la voie à plusieurs pistes de recherche, notamment dans la compréhension du réchauffement climatique (source: Centre INRS-Institut Armand-Frappier).
Alain Lamarre, professeur en immunologie et virologie au Centre INRS-Institut Armand-Frappier, cherche à mieux comprendre comment le corps se défend contre les attaques extérieures. Il fait le point sur les découvertes qui ont conduit au prix Nobel de médecine 2011. (source: La Grande équation)
Aider les athlètes à améliorer leurs performances et leur permettre de monter sur les plus hautes marches du podium, voilà la mission du laboratoire d’ingénierie du mouvement, à l’Université de Montréal, dont les locaux sont situés sur le nouveau campus Laval.
Et comment la recherche en biomécanique pratiquée dans ce labo permettra-t-elle d’atteindre ces objectifs ? « Elle pourrait apporter les dixièmes de secondes manquants pour aller chercher la victoire », précise François Prince, coresponsable du projet. Et des mouvements plus précis et plus puissants, promet l’ancien coureur du 800 mètres.
Les gestes d’un gymnaste ou d’un lanceur de javelot pourront ainsi être optimisés. Tout en diminuant le risque de blessure. « En Amérique du Nord, ce laboratoire sera le mieux équipé pour la réadaptation et le suivi des sportifs de haut niveau », s’enthousiasme celui qui est aussi directeur du département de kinésiologie, dont dépend le laboratoire.
Plusieurs étapes sont toutefois nécessaires. D’abord, des marqueurs seront positionnés sur le corps des athlètes. Leurs gestes seront ensuite captés par 24 caméras à haute vitesse et à haute définition, les mêmes que celles qui servent à concevoir les jeux vidéo. Ils pourront courir, sauter ou réaliser des vrilles sur des plates-formes de force.
Un dynamomètre isocinétique, un appareil à la fine pointe de la technologie, mesurera la puissance et la force des articulations des sportifs, dont les gestes sont extrêmement rapides. Il servira aussi à la réadaptation en cas de blessure.
Des instruments plus classiques, comme des électrodes qui servent à enregistrer l’activité électrique des muscles, sont aussi présents sur place.
Une fois analysées, les données collectées seront vulgarisées et transmises à l’entraîneur et à l’athlète. « Le coach a déjà 95 % de la recette, nous lui apportons les 5 % restants », indique François Prince.
Le Centre national multisports Montréal est partenaire du laboratoire. C’est aussi le cas du Cirque du Soleil et de l’École nationale de cirque. Le point commun de tous ces athlètes? Ils veulent aller plus vite, plus loin et plus haut.
Les trois professeurs-chercheurs apportent tous une expertise différente. Le côté acrobatique est la spécialité de Mickael Begon. Cet ancien gymnaste participe depuis plusieurs mois à l’entraînement de l’équipe nationale de nage synchronisée, en préparation pour les Jeux olympiques de Londres, l’été prochain. Quant à lui, Paul Allard est un expert de la conception d’orthèses et de prothèses, il est l’un des inventeurs d’un nouveau pied artificiel qui permet aux amputés du membre inférieur une démarche plus naturelle.
Ces équipements, au coût de 700 000 dollars, seront utilisés quotidiennement par une vingtaine d’étudiants de maîtrise et de doctorat. Les découvertes mises au jour se retrouveront dans les cours de biomécanique suivis par près de 220 personnes sur le campus. Et les élèves du collège Montmorency pourront venir dans les locaux valider leurs prototypes d’orthèses et de prothèses.
par Priscilla Reig - Agence Science-Presse
Revivre la conquête de la Lune, découvrir les mystères du cosmos et entreprendre une périlleuse odyssée vers Mars. Depuis la mi-décembre, le Cosmodôme invite les jeunes, et le grand public, à partir à la conquête de l’Espace à travers l’une de ses trois aventures virtuelles.
Dans un décor digne des grands films de science-fiction, l’Univers se dévoile au grand jour. Et tels de réels explorateurs interplanétaires ou ingénieurs de l’espace, les visiteurs sélectionnent le défi qu’ils désirent relever et s’embarquent pour une aventure à la fois scientifique, éducative et ludique.
La mission Le Rêve impossible leur permet par exemple de se transformer en pionniers de l’exploration spatiale en les ramenant à l’époque de la conquête de la Lune. S’ils relèvent le défi, ils testeront leurs capacités de pilotage, assembleront la première station spatiale internationale et goûteront au rythme de vie effréné à bord de la navette spatiale.
La mission Aux frontières du cosmos les invite à d’explorer les trésors du système solaire. Pour réussir cette expédition, les visiteurs doivent choisir une destination et préparer leur sonde. Une façon interactive de comprendre l’exploration spatiale et le rôle des sondes spatiales automatiques qui visitent notre système solaire depuis une quarantaine d’années.
Enfin, la troisième et ultime mission, Planète rouge, appelle les participants à se glisser dans la peau d’astronautes en route vers Mars. Objectif : établir la première base martienne de l’histoire de l’humanité.
« Susciter l’engouement des jeunes générations, donner la piqûre de l’exploration spatiale », voilà ce que souhaite Sylvain Bélair, le directeur général du Cosmodôme, également membre du Conseil de l’exploration spatiale de la NASA. « En 2030 ou en 2040, ils seront les pionniers de la planète rouge! Le premier être humain qui posera le pied sur Mars vit en ce moment sur Terre », s’enthousiasme-t-il. « Peut-être même que de futurs astronautes auront développé cette passion après leur visite au Cosmodôme », renchérit l’astronaute canadien David Saint-Jacques qui estime que ces nouvelles installations inciteront peut-être des jeunes à se tourner vers une profession liée aux sciences aérospatiales.
Avec ce nouveau concept, le Cosmodôme espère attirer plus de 150 000 visiteurs dès l’an prochain, ce qui constitue une augmentation de près de 50 % de sa clientèle habituelle.
Et l’aventure ne s’arrête pas là : Sylvain Bélair prévoit prochainement moderniser le simulateur de vol de la navette spatiale. « La magie doit continuer. Il faut la transmettre aux jeunes générations », conclut celui qui a depuis longtemps la tête dans les étoiles.
Le Cosmodôme est le seul musée dédié à l’astronautique au Canada. Près de 18 ans après son ouverture, la cure technologique – entreprise en 2009 — aura coûté 10,5 millions de dollars. En plus des trois missions spatiales, l’exposition permanente d’artéfacts de la conquête spatiale a été remaniée. Un camp spatial reste offert aux apprentis astronautes.
par Priscilla Reig - Agence Science-Presse
Médecin, chercheur, professeur… Impossible d’aborder la science à Laval sans penser à Armand Frappier. Le fondateur de l’institut lavallois qui porte son nom est aussi le pionnier nord-américain de la vaccination contre l’une des maladies les plus contagieuses, la tuberculose.
« C’était un travailleur acharné, il voulait se dépasser. Et il n’avait qu’un but : faire évoluer la science », se souvient sa fille, Michèle Frappier-Daigneault.
Né en 1904 à Salaberry-de-Valleyfield au Québec, Armand Frappier sait très jeune que son destin sera lié à la médecine. Il n’avait pas 20 ans quand sa mère est emportée par la tuberculose. Son frère cadet et sa grand-mère l’avaient précédée, eux aussi, décédés des suites de cette terrible maladie.
La médecine préventive s’impose dorénavant auprès du scientifique comme une spécialisation. « Aucun doute, je n’ai jamais pensé à faire autre chose, voilà ce qu’il me disait », confie sa fille. D’abord médecin, la recherche devient ensuite sa passion.
En 1932, Armand Frappier débarque à l’Institut Pasteur de Paris, où il apprend à produire le vaccin antituberculeux BCG auprès d’Albert Calmette et Camille Guérin. Il ramènera une souche du vaccin au Canada et sera l’un des premiers à confirmer la sécurité et l'efficacité du vaccin BCG. La tuberculose aura été sa première bataille. Il en mènera beaucoup d’autres dans son combat contre les maladies infectieuses.
Parce qu’il était soucieux de la santé publique à travers le monde, il était perçu comme un humaniste. Volontaire, rien ni personne ne pouvait l’arrêter. « Il voulait faire vacciner les peuples autochtones dans le Grand-Nord et il le disait lui-même, personne n’aurait pu le faire changer d’avis », raconte Rosemonde Mandeville, biographe du célèbre microbiologiste et elle-même chercheuse. Ce sera chose faite à partir de 1949. Cette vaccination a permis d’enrayer l’épidémie de tuberculose qui sévissait alors dans ce territoire nordique.
Actif jusqu’à la veille de sa mort en 1991, où il travaillait toujours à ses mémoires, Armand Frappier est aussi un bâtisseur. Et son héritage est important. Fondé en 1938, l’Institut de microbiologie et d’hygiène de Montréal portera son nom à partir de 1974, puis sera rattaché en 1998 à l’Institut national de la recherche scientifique. « Il a créé une institution qui combinait à la fois la recherche et la production de vaccins. C’était un visionnaire », souligne Pierre Talbot, qui était encore récemment directeur du Centre INRS-Institut Armand-Frappier. Ce centre regroupe aujourd’hui une quarantaine de professeurs à Laval et il est membre du Réseau international des Instituts Pasteur.
À la retraite, il portait chaque jour une fleur de son jardin à la boutonnière, gage de sa passion pour le jardinage. La chasse, la pêche, les longues marches, la musique et notamment le violon comptaient aussi parmi ses activités favorites. « Il savait séparer le travail des loisirs et des moments passés en famille, avec sa femme et ses quatre enfants », témoigne sa fille Michèle. Il y aura sans doute puisé la force d’inspirer des générations de chercheurs.
Le Temple de la renommée médicale canadienne lui rendra bientôt hommage en l’intronisant en mars lors d’une cérémonie à Toronto.
par Priscilla Reig / Agence Science-Presse
Avec l’achat de plusieurs terrains privés par la Ville en novembre dernier, le bois d’Auteuil augmente sa superficie de 4 %. Ces nouveaux espaces comprennent notamment des étangs et des cours d’eau. L’acquisition de nouveaux espaces naturels par l’administration publique se poursuivra en 2012 (Le Courrier Laval).
Le Centre INRS–Institut Armand-Frappier contribue aux efforts québécois de recherche, de formation de 2e et 3e cycles et de transfert technologique dans le domaine de la santé humaine, animale et environnementale. Héritier du Dr Armand Frappier, le Centre possède une forte tradition de recherche orientée vers la prévention et l’amélioration de la santé. Le Centre est situé dans la grande région de Montréal, plus précisément au cœur de la Cité de la Biotech dans le Parc scientifique et de haute technologie de Laval, à proximité de plusieurs entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques.Il regroupe une quarantaine de professeurs.
Le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles offre des activités et des jeux éducatifs en écologie et en science naturelle. Des naturalistes-interprètes, offrent des visitent du centre d’interprétation, pour permettre de se familiariser avec la faune et la flore de la rivière des Mille Îles.
Éco-Nature, organisation à but non lucratif, a pour mission de protéger, de conserver et de mettre en valeur prioritairement la rivière des Mille Îles et ses affluents avec l'appui de la communauté et pour le bénéfice de celle-ci. Initiatrice et gestionnaire du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, Éco-Nature propose de nombreux programmes d'éducation à l'environnement et des activités écotouristiques. Elle aménage et patrouille une partie de la rivière et une vingtaine d'îles pour les rendre accessibles aux activités nautiques et de plein air.
Le Centre d'interprétation de l'eau de Laval (C.I.EAU) est un organisme à but non-lucratif. C’est un centre interactif situé en plein coeur de l'action, à l'usine de production d'eau potable Sainte-Rose, au centre du Vieux Sainte-Rose.
Un groupe de personnes, intéressées par la mise en valeur et la conservation de la ressource EAU, s’est réuni régulièrement depuis l'an 2000 jusqu’à l’ouverture le 29 septembre 2008 afin de jeter les bases du futur Centre d'interprétation de l'eau de Laval. Elles souhaitaient ainsi faire connaître aux citoyens plusieurs expériences passées concernant l'eau et faire apprécier cette incroyable richesse, trop souvent négligée, qui nous entoure.
La mission du C.I.EAU consiste à expliquer les aspects techniques de la production et de la distribution de l'eau potable et de la disposition écologique des eaux usées en milieu urbain, ainsi qu’à promouvoir l'utilisation responsable de cette ressource. Ce faisant, le C.I.EAU souhaite démontrer le rôle et l'importance de l'eau dans la vie quotidienne afin d'informer, sensibiliser et éduquer le public. Le C.I.EAU entend également jouer un rôle de mémoire collective de l'évolution des technologies reliées à l'eau en conservant et exposant des pièces de collection, témoins de cette évolution.
Le Musée Armand-Frappier offre des activités éducatives afin de faciliter la compréhension des sciences de la vie et susciter la passion du savoir au bénéfice de tous. Camps scientifiques, ateliers week-end pour les enfants et leurs parents, séjours d’initiation à la recherche, visites animées d’expositions avec activités au laboratoire pour les groupes, ateliers scientifiques sur la route, cafés scientifiques… les activités organisées par le Musée ne manquent pas ! Nos animateurs scientifiques vous attendent pour vous transmettre leur passion et leurs connaissances des sciences de la vie.
27 janvier -
Entre 1979 et 2004, il y a eu une augmentation de 10 % du nombre de femmes qui donnaient naissance à l’âge de 35 ans ou plus. Malheureusement, c’est souvent à cet âge que la fertilité se met à chuter. De nombreux facteurs, autre que l’âge, peuvent être à l’origine de cette baisse de fertilité, autant chez l’homme que la femme. Plusieurs habitudes de vie et contaminants environnementaux sont d’ailleurs pointés du doigt. La situation actuelle est qu’entre 10 et 15 % des couples rencontrent des problèmes d’infertilité et doivent consulter le moment venu de fonder une famille.
Le Collège Montmorency participe au développement des activités en sciences, technologies et sociétés dans la région de Laval. Une variété d’événements sont offerts tels que : la Quinzaine des sciences, la Semaine des sciences humaines, le Forum international Science et société, le Forum des jeunes en Science, des conférences grand public et des cafés scientifiques.
12 janvier -
Tous les samedis, le Musée Armand-Frappier donne rendez-vous aux jeunes curieux âgés de 5 à 10 ans, pour une série d’ateliers scientifiques, préparée spécialement pour eux et leurs parents.
Véritable initiation aux sciences de la vie, ces ateliers animés par des animateurs scientifiques experts en vulgarisation misent sur le jeu et la participation active des enfants.
Présentés de 10h00 à 12h00 et de 13h00 à 15h00, les ateliers comportent minimalement une expérience de laboratoire, une activité ludique et une collation.
Les enfants doivent obligatoirement être accompagnés d’un adulte. Il n'est pas nécessaire de faire tous les ateliers ou de les faire dans l'ordre.
Réservations obligatoires !
450 686-5641 poste 4676
Le Cosmodôme est la seule institution muséale de haut niveau entièrement consacrée à l’astronautique et à l’exploration spatiale au Canada.
Son objectif est de stimuler l’intérêt des jeunes et des moins jeunes, d’ici et d’ailleurs, aux sciences de l’espace, à la culture scientifique et aux carrières liées au monde de l’astronautique. Pour ce faire, le Cosmodôme puise à même l’histoire passionnante de l’exploration spatiale, les réalisations exceptionnelles et les défis gigantesques des pionniers de l’espace et des nouveaux conquérants de la navigation interplanétaire.
Au nouveau Cosmodôme, les visiteurs ont la possibilité de participer à des missions interactives et éducatives en voyageant virtuellement dans l’espace. Ils peuvent également découvrir les artefacts de l’exposition permanente sur la conquête spatiale et visiter le Centre de documentation Youri Gagarine. Enfin, ils peuvent s’inscrire au Camp spatial, franchise du programme US Space Camp.
